Un couple de retraités au cœur d’un trafic de drogue estimé à 110 millions d’euros
Devant la Juridiction inter-régionale spécialisée (JIRS) de Bordeaux, Sandy CORLER assure la défense d’un prévenu mis en cause dans un dossier de trafic de stupéfiants d’ampleur nationale
C’est un procès d’ampleur qui s’est ouvert ce lundi 1er juillet au tribunal correctionnel de Bordeaux et ce pour une durée de 5 jours. Seize prévenus, dont trois détenus, comparaissent pour importation, acquisition, transport, détention, offre ou cession de produits stupéfiants, participation à une association de malfaiteurs, outre des infractions douanières. Une liste longue comme le bras qui cache un réseau de drogue très bien organisé. Celui-ci a été démantelé en 2022, présenté comme « d’ampleur nationale » par les policiers à l’époque et alimentait plusieurs grandes villes, Bordeaux et Lyon a minima. Devant le tribunal et le président Jean-Luc Ybres, 14 hommes et une femme originaires de Gironde, de Charente et du Rhône.
Deux retraités comme « mules »
C’est la Juridiction interrégionale spécialisée (Jris) de Bordeaux qui était chargée de l’enquête. Ils ont réussi cet énorme coup de filet grâce à un appel anonyme le 10 juillet 2020 révèle Sud-Ouest. Celui-ci met les policiers sur la piste d’une Skoda qui effectue de nombreux allers-retours entre la banlieue bordelaise et l’Espagne. À son bord, un couple de retraités qui avait installé une cache dans sa voiture pour ramener la drogue.
Après l’arrestation des « mules » en 2020, huit hommes avaient été mis en examen et écroués en 2022. Près de 600 kg de résine de cannabis, 40 kg d’herbe et 5 kg de cocaïne, plusieurs armes dont deux fusils d’assaut, 170 000 euros en espèces et différents produits de luxe, dont des montres Rolex, avaient alors été saisis, précise Le Figaro. Un demi-million d’euros en espèces avait également été retrouvé.
« Il insistait pour que je l’accompagne »
« Sur la base de sa contenance et du nombre de voyages, une estimation a été faite de 15,750 tonnes de stupéfiants importées, d’une valeur marchande à la revente de 110 millions d’euros », a indiqué le président du tribunal correctionnel de Bordeaux ce lundi rapporte Sud-Ouest.
À la barre, le retraité a tenté de se défendre. « J’avais des crédits, je n’y arrivais pas », a-t-il déclaré alors que sa conjointe l’a chargé. « Il insistait pour que je l’accompagne… » Durant l’intégralité de ces allers-retours dans la péninsule ibérique, ils ont admis avoir gagné plus de 180 000 euros avec leurs convois. Le dossier a lui été scindé en deux, le volet bordelais étant jugé cette semaine, celui qui concerne la région lyonnaise est encore en cours d’instruction.
Seize prévenus, dont trois détenus, comparaissent depuis lundi devant le tribunal correctionnel de Bordeaux. Plus de 15 tonnes de cannabis auraient ainsi transité sur un an entre l’Espagne et la France.
Une cache dans leur véhicule aurait permis à un couple de retraités, durant des dizaines de voyages, d’acheminer 15 tonnes de cannabis entre l’Espagne et la France: le procès d’un trafic estimé à 110 millions d’euros s’est ouvert lundi à Bordeaux. Seize prévenus, dont trois détenus, comparaissent une semaine devant le tribunal correctionnel pour importation, acquisition, transport, détention, offre ou cession de produits stupéfiants, participation à une association de malfaiteurs, outre des infractions douanières.
Le procès se tient deux ans après le démantèlement, en région lyonnaise, d’un réseau présenté à l’époque par la police comme «d’ampleur nationale», alimentant en drogue plusieurs grandes villes, Bordeaux et Lyon a minima. En juin 2022, huit hommes de 25 à 35 ans avaient été mis en examen et écroués dans cette enquête menée par la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Bordeaux.
Près de 600 kilos de résine de cannabis, 40 kilos d’herbe et 5 kilos de cocaïne, plusieurs armes dont deux fusils d’assaut, 170.000 euros en espèces et différents produits de luxe, dont des montres Rolex, avaient alors été saisis. À l’origine de l’enquête, l’arrestation, à l’été 2020, d’un couple de retraités qui jouait les «mules» en remontant la drogue d’Espagne jusqu’à Bordeaux, à l’aide d’une cache aménagée dans son véhicule, selon la police. Six autres personnes avaient été arrêtées lors de ce premier coup de filet et 450.000 euros en numéraire avaient été découverts.
«Plus de 15 tonnes de cannabis»
En mai 2021, une deuxième opération avait conduit à arrêter plusieurs autres suspects en région bordelaise, la police saisissant encore au passage 950 kilos de résine de cannabis et près de 200.000 euros. En remontant le fil, les enquêteurs avaient enfin identifié les têtes de réseau présumées opérant à Lyon – les personnes arrêtées en juin 2022. Au terme des investigations, ils estiment que le couple de retraités aurait importé «plus de 15 tonnes de cannabis représentant plus de 110.000.000 euros», «en cumulé sur une année», selon une source judiciaire.
D’autres importations de drogue auraient été réalisées du Maroc par l’intermédiaire de poids lourds dont la cargaison était récupérée et distribuée à Bordeaux. «L’importance du réseau, le nombre de protagonistes et les ramifications mises à jour ont rendu nécessaire un renvoi partiel du dossier», a souligné cette source: le tribunal juge cette semaine le volet bordelais de l’organisation, tandis que l’instruction se poursuit pour «les volets lyonnais et suisse».
Source : Un couple de retraités au cœur d’un trafic de drogue estimé à 110 millions d’euros0 , Le Figaro
L’arrestation de ces « mules » du troisième âge a permis le démantèlement de ce réseau « d’ampleur nationale ».
Le trafic de drogue n’a pas d’âge. Une cache dans leur véhicule aurait permis à un couple de retraités, durant des dizaines de voyages, d’acheminer 15 tonnes de cannabis entre l’Espagne et la France : le procès d’un trafic estimé à 110 millions d’euros s’est ouvert ce lundi 1er juillet à Bordeaux.
Les retraités jouaient les mules
Seize prévenus, dont trois détenus, comparaissent une semaine devant le tribunal correctionnel pour importation, acquisition, transport, détention, offre ou cession de produits stupéfiants, participation à une association de malfaiteurs, outre des infractions douanières.
Le procès se tient deux ans après le démantèlement, en région lyonnaise, d’un réseau présenté à l’époque par la police comme « d’ampleur nationale », alimentant en drogue plusieurs grandes villes, Bordeaux et Lyon a minima.
En juin 2022, huit hommes de 25 à 35 ans avaient été mis en examen et écroués dans cette enquête menée par la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Bordeaux.
Près de 600 kilos de résine de cannabis, 40 kilos d’herbe et 5 kilos de cocaïne, plusieurs armes dont deux fusils d’assaut, 170.000 euros en espèces et différents produits de luxe, dont des montres Rolex, avaient alors été saisis.
À l’origine de l’enquête, l’arrestation, à l’été 2020, d’un couple de retraités qui jouait les « mules » en remontant la drogue d’Espagne jusqu’à Bordeaux, à l’aide d’une cache aménagée dans son véhicule, selon la police. Six autres personnes avaient été arrêtées lors de ce premier coup de filet et 450.000 euros en numéraire avaient été découverts.
En mai 2021, une deuxième opération avait conduit à arrêter plusieurs autres suspects en région bordelaise, la police saisissant encore au passage 950 kilos de résine de cannabis et près de 200.000 euros. En remontant le fil, les enquêteurs avaient enfin identifié les têtes de réseau présumées opérant à Lyon – les personnes arrêtées en juin 2022.
15 tonnes de cannabis
Au terme des investigations, ils estiment que le couple de retraités aurait importé « plus de 15 tonnes de cannabis représentant plus de 110.000.000 euros », « en cumulé sur une année », selon une source judiciaire.
D’autres importations de drogue auraient été réalisées du Maroc par l’intermédiaire de poids lourds dont la cargaison était récupérée et distribuée à Bordeaux.
« L’importance du réseau, le nombre de protagonistes et les ramifications mises à jour ont rendu nécessaire un renvoi partiel du dossier », a souligné cette source : le tribunal juge cette semaine le volet bordelais de l’organisation, tandis que l’instruction se poursuit pour « les volets lyonnais et suisse ».







